Produire local et bio : les bienfaits d’une régie agricole communale

Les exploitations agricoles communes, comme les AMAP, se généralisent depuis quelques années. Et au sein même des collectivités, une nouvelle forme de gestion collective est apparue : la régie agricole communale. Encore très peu répandue en France, elle a pour objectif premier de fournir aux cantines scolaires gérées par la commune des légumes, à la fois bio et locaux. L’initiative connaît un succès qui dépasse bien souvent son cadre initial.

La commune de Mouans-Sartoux, à l’origine du projet.

La première régie agricole communale vient de Mouans-Sartoux, commune de 9500 habitants des Alpes-Maritimes. La mairie a décidé en 2010 de gérer elle-même les cantines scolaires et s’est fixée l’objectif de proposer aux enfants des légumes issus à la fois de l’agriculture biologique mais aussi locale. Le problème, c’est que ce simple cahier des charges semblait impossible à remplir : les produits bio viennent souvent d’autres pays et la production locale reste insuffisante pour cet objectif ambitieux. La commune a donc décidé de combler ce manque en produisant directement des fruits et légumes répondant à ce double critère : biologique et locale.

La démocratie participative

Les citoyens sont de plus en plus nombreux à souhaiter être davantage impliqués dans les prises de décisions concernant les projets locaux ou nationaux. En effet, ils ont à cœur d’être entendus, informés et de participer à façonner leur lieu de vie.
En entrant dans le processus de démocratie participative, ils apportent une vision pratique de terrain, mais adoptent également une conscience plus pointue des enjeux des projets et des territoires. Les solutions co-construites et partagées offrent une meilleure adaptabilité, en toute transparence.

Quelques exemples de communes qui ont entrepris cette démarche participative :

Saillans, un village de la Drôme qui vit pleinement la démocratie participative

Saillans, "La petite république de Saillans", une expérience de démocratie participative, un livre de Maud Dugrand

Kingersheim et la démocratie de proximité

Ungersheim : un petit village pour une grande transition      

Ungersheim : une vidéo à visionner :  

La transition écologique

Il y a plus de 2000 villes en transition dans le monde, dont 150 en France, réunies dans le réseau international de la Transition.

 

Le mouvement incite les citoyens d’un territoire, à prendre conscience, d’une part, des profondes conséquences que vont avoir sur nos vies la convergence de la fin du pétrole pas cher et du changement du climat et, d’autre part, de la nécessité de s’y préparer concrètement. Les actions proposées visent à :


 -réduire fortement la consommation d’énergie, individuellement et collectivement,
 -renforcer la résilience de nos territoires, leur capacité à absorber les changements à venir, par une relocalisation de la production       alimentaire, d’énergie, etc. 
 -renforcer les liens, les solidarités et la coopération entre les habitants du territoire
 -partager et acquérir les savoir-faire et compétences nécessaires au renforcement de notre autonomie.

 

 

 

Les initiatives de transition en France

 

L'exemple de Saint-Pierre-de-Frugie, en Dordogne, village qui reprend vie en misant tout sur le bio

 

Une vidéo sur la mairie de Loos-en-Gohelle en transition